Après l’enquête, l’inaction


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Fabrice Arfi parle du journalisme d’investigation

Aux côtés de Gerard Ryle, le journaliste à l’origine des Offshore Leaks, ils ont notamment évoqué les avantages des réseaux collaboratifs dans leur travail. Le partage d’informations, le soutien et l’échange de savoirs appuient les investigations à grande échelle.

Rencontré en entrevue juste avant le débat, Fabrice Arfi critique l’inaction de l’État français face à ces cris d’alarmes journalistiques. Au-delà de la difficulté de mener de telles enquêtes et de les faire publier, l’enjeu est de faire bouger le pouvoir.

Les révélations des journalistes ne suffisent souvent pas à briser le statu quo. Pour Fabrice Arfi, l’État doit choisir expressément de corriger les structures qui ont laissé passer fraudes fiscales, corruption et autres anomalies. Il cite le Watergate comme exemple à suivre.

Résultat ? Ces enquêtes qui ne s’accompagnent pas de changements conséquents font naître un certain cynisme parmi les citoyens.

Sans préjudice à la pertinence au journalisme d’investigation, cette réflexion appuie la nécessité de transformer les révélations en actions politiques.

Fabrice Arfi a finalement rappelé que les coûts engendrés par les fraudes fiscales et la corruption sont directement assumés par les citoyens. Les journalistes ont le devoir d’alerter le public, quand les contre-pouvoirs ne suffisent plus.

Après cette entrevue, M. Arfi a participé à la discussion sur les nouveaux réseaux collaboratifs susceptibles de faire naître des grandes enquêtes. Retrouvez l’intégrale du grand débat ici.


A propos Obsweb

Le programme de recherche OBSWEB - Observatoire du webjournalisme (CREM - Université de Metz) étudie les transformations en cours au sein de la presse d’information avec l’avènement d’Internet et de l'écriture multimédia.