Trois solutions pour prévenir les conflits d’intérêts


Comment éviter le mélange des genres entre journalisme et intérêts particuliers ? C’était le sujet d’une table ronde réunissant différents acteurs des médias et des lobbyistes, mardi 5 novembre. Au cours du débat, trois solutions ont été évoquées pour mettre un terme à cette pratique peu déontologique.

Stéphane Foucart et Clémentine Forissier. Crédit photo:  Aurélie Bazzara.

Stéphane Foucart et Clémentine Forissier. Crédit photo: Aurélie Bazzara.

La première de ces solutions, proposée par Stéphane Foucard, journaliste scientifique au Monde, c’est de faire remplir aux journalistes une “déclaration d’intérêts”.

Autre solution, celle de Daniel Lebègue, le président du comité d’éthique et de déontologie du Monde et président de Transparency international France. Face au public, il a suggéré que les journalistes “prêtent serment” au début de leur carrière. Ce serment, il les engagerait à “être indépendants et professionnels”. Clémentine Forissier, rédactrice en chef du pure-player Contexte, n’est pas convaincue.

Pour Clémentine Forissier, il faut autre chose que des promesses. Et autre chose, c’est un travail de réflexion sur les pratiques des journalistes.

Ce code de conduite des médias, il existe depuis 1918 et la rédaction de la charte d’éthique professionnelle des journalistes. Elle abordait déjà la question du conflit d’intérêt, en précisant “qu’un journaliste digne de ce nom n’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée”. Près de cent ans après son adoption, ce texte reste criant d’actualité.

Marc Podevin


A propos Obsweb

Le programme de recherche OBSWEB - Observatoire du webjournalisme (CREM - Université de Metz) étudie les transformations en cours au sein de la presse d’information avec l’avènement d’Internet et de l'écriture multimédia.