Au-delà du nuage °Yonaoshi 3.11


Ce webdocumentaire appelé Au-delà du nuage °Yonaoshi 3.11 se penche sur l’après-catastrophe Fukushima. Le 11 mars 2011, un séisme a entraîné l’arrêt automatique des réacteurs de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi. Le tsunami qui suivit le séisme coupa tous les groupes électrogènes de secours. Ces problèmes, amplifiés par des erreurs humaines, ont également rendu impossible le démarrage des systèmes de refroidissement mis en renfort. Des fusions au coeur des réacteurs ont alors provoqué des rejets radioactifs. Malgré les villes évacuées, la zone interdite des 20 km, le travail de décontamination, le danger est encore présent. Invisible, il guette tous les habitants de ces régions touchées par la catastrophe nucléaire. Des habitants relogés dans des conditions parfois précaires mais qui refusent de partir par attachement à leurs terres.

1

A savoir :

  • Réalisé par la franco-japonaise Keiko Courdy, il a été publié le 11 mars 2013 à 14h46, deux ans pile après la triple catastrophe. Chaque lundi, une nouvelle vidéo était ajoutée au webdocumentaire.
  • Pendant plus d’un an, cette réalisatrice s’est rendue dans ces régions en décontamination pour obtenir des témoignages. Ceux des habitants mais pas seulement. Elle s’est également entretenue avec des personnalités religieuses, des activistes anti-nucléaires, des architectes. Interview importante : celle de Naoto Kan, premier ministre japonais de l’époque.
  • Signification de « Yonaoshi » : renouveau ou renouvellement du monde. Quel avenir pour ces zones sinistrées ? Les manifestations qui ont eu lieu à Tokyo, en juin et juillet 2012, contre la réactivation des centrales nucléaires représentent-elles « une nouvelle ère d’engagement » pour le Japon ?
  • Au-delà du nuage °Yonaoshi 3.11 n’est pas qu’un webdocumentaire ! C’est aussi un film, toujours réalisé par Keiko Courdy.

2 L’équipe (co-production franco-japonaise)

Réalisation : Keiko Courdy
Web design et programmation : Jérôme Sullerot
Caméra : Tomonari Ochiai, Keiko Courdy
Montage : Giuliano Papacchioli, Masaru Muramoto
Chargée de production : Clara Devianne
Design sonore : Akitsugu Maebayashi, Osamu Takizawa
Son : Masako Itachiyama

L’hébergeur

THALIX est « une société de services spécialisée en conseil et intégration de logiciels libres. »

Présentation du webdocumentaire

Au-delà du nuage °Yonaoshi 3.11 a pour introduction une vidéo prise par des japonais au moment de la catastrophe de mars 2011. On est au coeur de l’action, les images et les paroles (« C’est la fin. Tout est fini. ») servent de flashback à l’internaute.

3

 Il est possible de passer cette introduction en cliquant directement sur « ACCES AU WEBDOC».

4

On arrive alors sur une interface très épurée, avec une forte présence de tons gris et blanc rappelant la fumée qui peut s’échapper des centrales (d’ailleurs un léger brouillard blanc en mouvement sur l’écran renforce cette impression). Une musique aux accents asiatiques accompagne la navigation dans tout le webdocumentaire. Ce dernier repose sur une narration en canaux : l’internaute va là où il veut, clique sur les éléments qu’il souhaite et peut ne pas tout regarder.

Le support principalement utilisé est la vidéo ; dès qu’on entre dans le webdocumentaire après l’introduction, l’interface nous amène sur la partie « vidéos ». Si l’introduction est en couleur, les vidéos des interviewés sont en noir et blanc. On retrouve ainsi l’esthétisme de l’interface.

Plusieurs possibilités de sélection des vidéos :

5

Cliquez sur les photos présentant les différentes interviews et avancer par pages ou

6

Sélectionnez par angle en passant par l’arbre à voeux situé sur la gauche de l’écran (« Après le tsunami », « Fukushima : un monde parallèle », « Vers la dénucléarisation » et « A l’écoute de la nature ») ou

7

Filtrer par thème sur les petits icônes placés à droit de l’écran (« Energie nucléaire », « Power to the people », « Tsunami », « Ecologie », et « Spiritualité »).

Chaque vidéo possède une petite présentation ; lorsqu’on place le curseur dessus, apparaissent les noms, fonctions de la personne rencontrée ainsi que le lieu, la date et la durée de l’interview.

8Quand on en sélectionne une pour la regarder, on trouve:

  • Titre – le nom de l’interviewé
  • Une citation tirée de la vidéo
  • La vidéo
  • Un petit portrait de l’interviewé (photographie et écrit)
  • Les liens pours les vidéos traitant du même thème

 

N.B : le symbole « ampoule » situé à droite de la vidéo permet d’assombrir l’écran pour mieux voir l’interview.

Une autre partie importante de ce webdocumentaire :

« L’arbre à voeux » qui met en avant l’aspect participatif. En cliquant sur « faire un voeu », l’internaute peut laisser un message. Un message qui sera ensuite visible sur l’interface.

9(Il faut mettre son nom, prénom, pays, message ; puis choisir la couleur et le motif de son voeu)

10(Il est ensuite possible de l’envoyer à un ami)

N.B : les voeux sont par la suite classés par semaine de publication ; ils sont visibles sur « Lire les voeux » (à gauche de l’écran) ou sur « Arbre à voeux » (en haut de l’écran).

Autres parties du webdocumentaire

Au-delà du nuage °Yonaoshi 3.11 ne s’arrête pas là :

  • Une partie « Carte » est disponible pour en savoir plus sur la prolifération de la radioactivité autour de Fukushima.
  • Une partie «Le Film/ News » permet de présenter le film (bande-annonce, descriptif écrit) ainsi que toutes les actualités liées au webdocumentaire et au long-métrage.
  • Une partie « Photos » composée de six albums (« Portraits I », « Portraits II », « Dévastations 2011 », « Zone interdite », « Manifestations Tokyo », « Fukushima & Hotspots » est aussi présente afin d’approfondir le sujet d’une autre manière.

11

  • Accès direct à la page Facebook en cliquant sur « Blog Facebook » (en haut de l’écran).

Petits détails

12

 

 

Si vous ne supportez plus le son d’ambiance, vous pouvez l’arrêter en cliquant sur l’icône se trouvant tout en haut et à droite de l’écran.

 

13

Trois langues sont disponibles : Français, Anglais et Japonais. Pour changer, il suffit d’aller cliquer sur les abréviations situées tout en bas et à gauche de l’écran.

 

 

*

14Sur les vidéos, des icônes Facebook et Twitter ont été ajoutés pour permettre le partage sur les réseaux sociaux.

 

 

Les + de ce webdocumentaire

  • Une vraie richesse en vidéo avec plusieurs interlocuteurs, ce qui permet d’avoir différentes opinions et de bien développer le sujet.
  •  Dans les vidéos, il n’y a pas de doublage mais des sous-titres, ce qui donne la possibilité de rester au coeur du Japon et de ne pas dénaturer avec de mauvaises voix doublées.
  • En vue du grand nombre de vidéos disponibles dans ce webdocumentaire, une inscription (« Vidéo déjà consultée ») nous permet de nous rappeler celles que nous avons déjà visionnées.
  • Les petits portraits accompagnant les vidéos sont un vrai plus. Ils donnent des informations qu’on ne peut pas découvrir à travers les images filmées. Ce sont des compléments qu’on peut envisager dans d’autres webdocumentaires lorsqu’on a affaire à des interviews.
  • Les photos jouent aussi sur l’enrichissement. La vidéo étant très présente dans ce webdocumentaire, il était assez ingénieux de placer de la photographie pour créer une coupure et laisser un peu plus de place à l’imagination et l’interprétation de l’internaute.
  • L’arbre à voeux est l’atout participatif d’Au-delà du nuage °Yonaoshi 3.11 ; l’internaute peut ainsi ajouter son petit mot et se sentir plus intégré. Ce genre d’aspect est essentiel à un webdocumentaire.
  • Si les vidéos sont en noir et blanc, quelques touches de couleur apparaissent quand même dans certaines (comme celle sur Naoya Hatakeyama, photographe). Il y a un véritable effort d’esthétisme.

Les – de ce webdocumentaire

  • La lecture du webdocumentaire peut être parfois très anarchique, il n’y a pas de direction à suivre, de linéarité ; la lecture repose sur les choix de l’internaute, il peut alors passer à côté de certaines vidéos, ne pas aller voir les photos ect.. (Comme il existe aussi un film, c’est peut-être l’existence de ce dernier qui a poussé l’équipe à proposer un autre style de lecture que celui imposé par le long-métrage).
  •  Le son d’ambiance, par son rythme assez répétitif, peut vite nous énerver.
  • La carte reste plutôt vague ; elle aurait pu être plus interactive, permettre le déplacement sur encore plus de régions, avec plus de détails.
  • Le noir et blanc des vidéos peut devenir lassant ; pour contraster avec l’esthétisme de l’interface et ses tons gris, il aurait peut-être été intéressant de garder les couleurs, comme avec les photographies.
  • Avec un tel sujet et ce type d’interface, on s’attend à quelque chose d’assez poétique, pourtant on reste dans l’aspect « documentaire ».

Les partenaires

  • L’Express
  • Courrier International
  • L’Ambassade de France au Japon
  • Zoom Japon
  • JTB (spécialiste du voyage au Japon)
  • L’agence APSARA
  • Lomitko Prod
  • KissKissBankBank (46 donateurs)
  • Participation de Saito Tomoko

Pour aller voir Au-delà du nuage °Yonaoshi 3.11


A propos Obsweb

Le programme de recherche OBSWEB - Observatoire du webjournalisme (CREM - Université de Metz) étudie les transformations en cours au sein de la presse d’information avec l’avènement d’Internet et de l'écriture multimédia.