Datawrapper : le data-journalisme à portée de main


Le datajournalism, ou journalisme de données, rencontre un intérêt croissant auprès des journalistes depuis plusieurs années. De plus en plus d’outils permettent de rendre attractives des données brutes, sous forme de chiffres ou de statistiques, dont l’analyse est parfois nécessaire pour apporter un éclairage précis sur un sujet. Au banc d’essai : Datawrapper, un outil de visualisation de données très simple à utiliser.

Datawrapper existe depuis mai 2012. Lancé par Journalism++, réseau indépendant constitué de journalistes et de développeurs basé à Cologne, et par ABVZ, centre de formation allemand pour les journalistes, le but était de permettre à des journalistes de créer des diagrammes simples et intégrables en très peu de temps.

Comment l’utiliser ?

Il est préférable de se créer un compte avant de débuter sur Datawrapper. Une version d’essai est disponible mais elle ne permet pas d’intégrer les graphiques une fois réalisés. Une fois le compte crée, il suffit de cliquer sur « créer un nouveau graphique ».

Une nouvelle fenêtre s’ouvre : elle propose de choisir un graphique déjà existant parmi ceux proposés si l’on souhaite seulement tester l’outil, ou de charger des données depuis notre ordinateur, sous forme de tableau Excel ou Open Office. Les données peuvent aussi être retranscrites dans la zone de texte à droite. Il est aussi possible de transposer les données, selon ce que l’on souhaite mettre en avant, et de renseigner la source et l’auteur.

L’outil propose plusieurs types de visualisation : graphique en colonnes ou en barres, cartes, histogramme, tableau… Certaines formes conviennent mieux que d’autres selon les données choisies. Par exemple, pour représenter le nombre de mariages en Allemagne entre 1946 et 2011, il est préférable d’utiliser un graphique en ligne, car une carte ne convient pas.

Il est ensuite possible de renseigner le titre et d’ajouter une description, de changer la couleur et la forme du graphique, de changer la langue ou de mettre en évidence des données. Une fois les modifications effectuées, le graphique peut être publié. On peut l’intégrer directement dans un article, l’exporter en image statique ou l’imprimer.

Les avantages…

Datawrapper est très simple d’utilisation. En cinq à dix minutes,  il permet de rendre accessible et attractives des données brutes. C’est un bon outil pour des journalistes qui souhaitent s’essayer à la data-visualisation et publier rapidement leurs productions. De nombreuses rédactions l’utilisent, de Le Monde.fr à The Washington Post, en passant par The Guardian ou The Wall Street Journal.

… Et les inconvénients

Datawrapper peut être utilisé en plusieurs langues, dont le français, mais de nombreuses explications restent en anglais. Autre souci, l’outil est payant : une version d’essai existe, mais les données doivent ensuite être téléchargées manuellement. Pour publier directement sur un site web et conserver ses graphiques sur son compte Datawrapper, il faut utiliser une version payante à 12 euros par mois. Pour les entreprises, il existe une version plus développée à 100 euros par mois. Si l’outil est assez simple d’utilisation, sa présentation aussi. Les choix proposés sont assez basiques et pas toujours très beaux visuellement.