I GOTH MY WORLD met en lumière ceux qui s’habillent en noir


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I goth my world

Date de Parution : 2012

Réalisateurs : Brice Lambert et Guillaume Clere

Site diffuseur : ARTE

Production : Cargo Culte production, en partenariat avec lemonde.fr et les Inrockuptibles

Brice Lambert et Guillaume Clere nous proposent de découvrir Chancy, Katmi et Le Boucanier. Ils sont tous les trois gothiques : trois générations, trois cultures différents du mouvement gothique et pour l’internaute dix-huit vidéos pour faire leur connaissance.

Chancy, 17 ans est un Cyber Goth, comprenez un gothique du futur : couleurs flash, dread locks fluos, vêtements d’inspiration Steam Punk et industrielle. La musique qu’il écoute est électro et sombre à la fois. Pour lui « on ne devient pas goth, on nait goth ». Son style est encore peu répandu en France, et c’est en Allemagne qu’on lieu les plus gros festivals et rassemblement CyberGoth. Pour lui, les gothiques des générations précédentes voient d’un mauvais œil les CyberGoth car ils rompent avec l’apparence mélancolique des gotiques traditionnels.

Katmi a 34 ans et elle est une gothique romantique : passion pour le XIX ème siècle, longue robe, dentelle noire, cheveux rouge et lèvres noires. Pour elle, les gothiques sont des grands timides, inadaptés au monde qui les entoure. Leur moyen d’expression par excellence serait un style vestimentaire extravagant qui matérialise leur mélancolie et leur marginalité. L’appréhension de la mort fait partie de sa vie, tout comme en avoir conscience et la considérer comme une étape de son existence. « Les chants désespérés sont les plus beaux, et j’en connais qui sont de purs sanglots », n’importe quel Gothique pourrait se retrouver dans cette citation d’Alfred de Musset dit-elle.

Le Boucanier est le seul à ne pas montrer son visage. Cet homme de 48 ans défend que « on peut être goth et faire partie du système ». C’est pour cette raison qu’il préfère garder l’anonymat : préserver l’image de l’entreprise qu’il vient de créer. Il est un des premiers organisateurs de soirées gothiques parisiennes mais selon lui le mouvement n’est plus underground depuis les années 1990 : il a été trop vu et trop médiatisé à son goût. Il ressent le mouvement gothique avant tout comme une passion, de la musique et des rencontres. « Le but du mouvement gothique ce n’est pas de se faire connaître ».

A la diffusion du WebDocumentaire, un concours de photographie a été lancé : le plus beau style gothique a été récompensé par des entrées pour l’Amphi Festival 2013.

L’internaute peut également en apprendre plus sur le mouvement gothique grâce à des bonus périphériques aux vidéos : des portraits, des interviews, un abécédaire, une fiche pour définir les différents sous genres gothiques. Mais également une playlist, un point sur l’histoire du mouvement, un mémo à propos des clichés que l’on prête au mouvement. Vous pouvez aussi tester vos connaissances en la matière grâce à l’onglet « goth ou pas goth ».

Vous pouvez faire un point sur le business gothique : les festivals, les groupes mythiques et les marques emblématiques. Il est possible d’ailleurs, grâce à une carte de France, de trouver les boutiques goths de votre région.

Brice Lambert et Guillaume Clere nous proposent donc ici un nouveau regard sur les gothiques : plus clair et plus complet, hors des clichés et de l’image marginale négative qu’on leur prête souvent.

Points forts :

  • Les protagonistes parlent d’eux-mêmes et ce ne sont pas les journalistes qui font les commentaires.
  • Les bonus autour des vidéos apportent de la diversité dans le propos…et du divertissement !
  • La navigation est claire

Points faibles :

  • Il faut s’inscrire et ça ne représente plus d’intérêt à partir du moment où le concours et les débats sont finis.
  • Sur cinq courants majeurs du mouvement gothique, seulement trois sont représentés.