Silk.co : le datajournalisme en un clic


Le journalisme de données a bel et bien marqué son territoire. En effet, le datajournalisme est LA technique pour gérer des données complexes comme les statistiques et en extraire les plus pertinentes, tout en leur donnant un aspect visuel assez attrayant pour mieux véhiculer l’information. Comme Datawrapper, il existe une large panoplie d’outils conçus spécialement pour faire du datajournalisme. Silk.co en fait partie. Zoom sur l’outil.

Silk.co est un outil de datajournalisme qui permet de gérer des données et les visualiser afin de mieux informer. Silk.co a même consacré une page d’accueil aux journalistes, mais dont les fonctionnalités restent les mêmes. D’ailleurs, plusieurs médias l’utilisent pour l’analyse de leurs données, comme CNN, The GuardianMashable etc. 

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Comment l’utiliser?

D’abord, Silk.co est gratuit mais limité 3000 pages. Une page sur Silk.co, c’est ce que le site appelle “datacard”, une carte de donnée (une ligne de données en gros).

La première étape est de créer un compte, ce qui ne prend que quelques secondes. A la création du compte, on donne un nom pour sa page, par exemple : mjmn.silk.co. Le lien permettra de renvoyer à notre page Silk. 

Une fois sur la homepage, on peut :

  • Choisir d’intéger les données à partir d’une feuille excel, de google sheets, ou manuellement.
  • Choisir la forme qui parait la meilleure pour organiser les données (tableaux, grilles, courbes, bulles, lignes, diagrammes, cartes etc.)
  • Importer le code embed spécifique de chaque graphique vers le site ou le blog pour permettre l’interactivité. 

Points forts?

  • Outre la possibilité d’intéger une datacard sur un site ou blog extérieur, Silk.co offre la possibilité de faire toute une page et d’héberger tout un contenu, texte, médias afin d’accompagner les infographies.
  • Silk.co permet le travail collaboratif. On peut ajouter d’autres membres par leurs adresses mail et définir à chacun son statut soit comme administrateur, soit comme éditeur.
  • On peut choisir si l’on veut garder un contenu public ou privé.
  • Il est possible d’intégrer des images en collant leur URL directement et Silk fera le reste.

Points faibles? 

  • L’outil est disponible en anglais uniquement.
  • Il faut prendre son temps en créant des datacards, car si une seule faille réside dans l’organisation des données, le résultat est susceptible de n’avoir aucun sens.
  • On ne peut pas adapter tous les données à toutes les formes de visualisation possibles. Mais c’est logique, puisque tout dépend du type de données.
  • En général, il faut prendre un peu de temps afin de se familiariser avec l’outil puisque la prise en main de celui ne se fait pas facilement à premier abord !

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